Le vocabulaire expliqué simplement

Lexique de la reprogrammation moteur

Stage 1, AFR, wastegate, FlexFuel : le vocabulaire de la reprogrammation moteur ressemble vite à une langue étrangère quand on découvre l'univers de l'optimisation. Ce lexique rassemble 40 termes que nous employons chaque jour à l'atelier, définis en quelques phrases claires, sans jargon inutile et sans enjoliver ce que chaque technologie permet réellement — cadre légal compris. Chaque définition se suffit à elle-même : lisez la page d'un trait pour comprendre l'ensemble, ou venez y chercher un terme précis avant de comparer des devis.

40
termes expliqués simplement
0 jargon
des définitions claires et honnêtes
Par l'atelier
rédigé par des praticiens, pas copié-collé

Comment utiliser ce lexique

Chaque entrée répond à une question simple — qu'est-ce que c'est, à quoi ça sert, ce qu'il faut savoir avant d'y toucher — en deux à quatre phrases. Les définitions sont autonomes : pas besoin de lire la page entière pour comprendre un terme, chacune se comprend seule, et vous pouvez la citer telle quelle.

Quand un terme touche à la réglementation — décatalyseur, downpipe, pops & bangs —, la définition le dit clairement plutôt que de l'esquiver : ce qui n'est pas homologué pour la route est signalé comme tel. Si un mot vous manque ou qu'une définition mérite d'être précisée pour votre véhicule, appelez l'atelier : expliquer fait partie du métier.

Les grandes familles de termes

Les 40 définitions suivent une logique d'atelier : on part des niveaux de préparation et du calculateur, on passe par la combustion et la mesure, puis par la suralimentation, l'échappement et la dépollution, l'injection et les capteurs, le superéthanol, et on termine par les boîtes de vitesses et les fonctions spéciales.

Ce découpage correspond aux questions qu'on nous pose réellement au comptoir : comprendre ce qu'est un Stage 1 avant de le demander, savoir ce que mesure une sonde lambda avant de lire un datalog, ou vérifier ce qui est légal sur route avant de monter une pièce.

  • ✔ Niveaux de préparation et calculateur : Stage 1 à Stage 3, cartographie, ECU, OBD, bench, boot
  • ✔ Combustion et mesure : AFR, richesse, sonde lambda, EGT, couple, puissance, datalogging
  • ✔ Suralimentation : turbo, wastegate, géométrie variable, pression de suralimentation, intercooler
  • ✔ Échappement et dépollution : downpipe, décatalyseur, FAP, EGR, AdBlue, NOx
  • ✔ Injection, capteurs et E85 : injecteur, rail, débitmètre, capteur PMH, FlexFuel, superéthanol
  • ✔ Boîtes et fonctions : DSG, convertisseur ZF8, launch control, pops & bangs, rupteur

À découvrir aussi

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Stage 1 ?

Le Stage 1 est une reprogrammation du calculateur moteur (ECU) qui optimise injection, suralimentation et avance à l'allumage sur un moteur strictement d'origine, sans changer aucune pièce. Il exploite la marge de tolérance laissée par le constructeur : en général +25 à +35 % de puissance sur un diesel turbo, +20 à +30 % sur un essence turbo, très peu sur un moteur atmosphérique. C'est la préparation au meilleur rapport gain/coût, et elle est réversible dès lors que le fichier d'origine a été sauvegardé.

Qu'est-ce que le Stage 2 ?

Le Stage 2 associe des pièces qui améliorent la respiration du moteur — downpipe ou ligne d'échappement moins restrictive, admission, intercooler renforcé — à une cartographie développée spécifiquement pour ce matériel. Sans ces pièces, un « fichier Stage 2 » flashé sur un moteur d'origine n'est pas un Stage 2 : c'est une cartographie trop agressive pour la configuration en place. Selon les pièces choisies, un Stage 2 peut rester conforme pour la route ou relever d'un usage circuit, notamment si la ligne d'échappement n'est pas homologuée.

Qu'est-ce que le Stage 3 ?

Le Stage 3 est le niveau de préparation où l'on remplace des organes majeurs — turbo plus gros, injecteurs, pompe à carburant, embrayage ou transmission renforcés — avec une cartographie entièrement développée pour cette configuration. Les gains peuvent être très importants, mais la fiabilité d'origine n'est plus garantie et le véhicule s'éloigne de son homologation : c'est un projet de passionné ou de circuit, pas une optimisation de voiture du quotidien. Il exige une étude sérieuse, un moteur en parfait état et un suivi rigoureux.

Qu'est-ce qu'une cartographie moteur ?

La cartographie moteur est l'ensemble des tables de valeurs enregistrées dans le calculateur, qui définissent le fonctionnement du moteur en toutes circonstances : quantité de carburant injectée, avance à l'allumage, pression de turbo, couple autorisé, selon le régime et la charge. Reprogrammer un moteur consiste à modifier ces tables, pas la mécanique. Une cartographie sur mesure est développée pour un véhicule précis et son état réel, à l'inverse d'un fichier générique appliqué à l'identique sur tous les moteurs du même type.

Qu'est-ce que le calculateur moteur (ECU) ?

Le calculateur moteur, ou ECU (Engine Control Unit), est l'ordinateur qui pilote le moteur en temps réel : il lit les capteurs — régime, charge, températures, sonde lambda — et commande l'injection, l'allumage et la suralimentation d'après sa cartographie. C'est lui que l'on reprogramme lors d'un Stage 1 ou d'une conversion E85. Selon les modèles, on y accède par la prise OBD, en lecture bench ou en mode boot, et son contenu d'origine peut être sauvegardé avant toute modification.

Reprogrammation ou boîtier additionnel : quelle différence ?

La reprogrammation modifie directement la cartographie du calculateur, qui garde ainsi la maîtrise complète du moteur et de ses sécurités. Un boîtier additionnel s'intercale dans le faisceau et modifie les signaux de certains capteurs — pression de rail ou de turbo, par exemple — pour tromper un calculateur qui croit toujours piloter un moteur d'origine. La reprogrammation permet un travail plus fin et cohérent sur l'ensemble des tables ; le boîtier a pour lui d'être démontable en quelques minutes. Dans les deux cas, la modification doit être déclarée à l'assureur.

Qu'est-ce que la prise OBD ?

L'OBD (On-Board Diagnostics) est le connecteur de diagnostic normalisé présent dans l'habitacle de tous les véhicules récents, généralement sous le volant. Il sert à lire les codes défaut, à suivre les paramètres moteur en temps réel et, sur de nombreux modèles, à lire et réécrire la cartographie du calculateur sans rien démonter. C'est la méthode de reprogrammation la plus simple quand le calculateur l'autorise ; à défaut, on passe en lecture bench ou en mode boot.

Qu'est-ce que la lecture bench ?

La lecture bench (« sur établi ») consiste à déposer le calculateur du véhicule et à le brancher sur un banc de programmation en atelier, directement sur son connecteur, sans ouvrir le boîtier. Elle permet de lire et d'écrire la mémoire complète de calculateurs verrouillés ou inaccessibles par la prise OBD, avec une sauvegarde intégrale du contenu d'origine. C'est une méthode courante et propre sur les calculateurs récents, qui demande simplement l'outillage adapté et de la méthode.

Qu'est-ce que le mode boot ?

Le mode boot est un mode de service du calculateur dans lequel son processeur démarre sans exécuter son programme, ce qui donne un accès complet à sa mémoire. Il faut généralement ouvrir le boîtier et établir un contact précis sur le circuit imprimé pour l'activer. On l'utilise sur les calculateurs qu'on ne peut lire ni par OBD ni en bench classique : c'est la méthode d'accès la plus profonde, réservée à un travail d'atelier minutieux.

Qu'est-ce que le datalogging ?

Le datalogging est l'enregistrement en continu des paramètres du moteur pendant qu'il fonctionne, en général via la prise OBD lors d'un essai sur route : pression de suralimentation, richesse (AFR), températures, avance à l'allumage, cliquetis. On compare ensuite les valeurs relevées aux cibles de la cartographie pour vérifier que le moteur tient ses réglages en conditions réelles. C'est l'outil de validation indispensable d'une reprogrammation sérieuse, complémentaire du passage au banc de puissance.

AFR (rapport air/carburant) : définition

L'AFR (Air/Fuel Ratio) est le rapport entre la masse d'air et la masse de carburant admises dans le moteur. Pour l'essence, le mélange chimiquement idéal — dit stœchiométrique — se situe à 14,7:1 ; en pleine charge, on enrichit volontairement le mélange (AFR plus bas) pour refroidir la combustion et protéger le moteur. Un AFR trop pauvre en charge fait monter les températures et favorise le cliquetis : c'est l'un des paramètres les plus surveillés en datalogging après une reprogrammation. L'E85 a son propre rapport stœchiométrique, autour de 9,8:1, d'où des temps d'injection nettement allongés.

Qu'est-ce que la richesse du mélange ?

La richesse exprime la proportion de carburant dans le mélange air/carburant par rapport au mélange chimiquement idéal : richesse 1 (lambda 1) correspond au mélange stœchiométrique, une richesse supérieure à 1 signifie plus de carburant (mélange riche), inférieure à 1 moins de carburant (mélange pauvre). Un mélange riche refroidit la combustion et protège le moteur en pleine charge ; un mélange pauvre réduit la consommation à faible charge mais devient dangereux sous forte sollicitation. Richesse et AFR décrivent la même réalité sous deux formes différentes.

Qu'est-ce qu'une sonde lambda ?

La sonde lambda, ou sonde à oxygène, est vissée dans l'échappement et mesure l'oxygène résiduel des gaz brûlés, ce qui indique au calculateur si le mélange est riche ou pauvre. Le calculateur s'en sert en boucle fermée pour corriger l'injection en permanence, tenir la richesse visée et garantir la dépollution. C'est aussi elle qui permet à un véhicule converti FlexFuel de détecter la proportion d'éthanol dans le réservoir par auto-adaptation, sans capteur dédié.

EGT (température des gaz d'échappement) : définition

L'EGT (Exhaust Gas Temperature) est la température des gaz d'échappement, mesurée en sortie de moteur ou autour du turbo. Elle reflète directement la sévérité de la combustion : un mélange trop pauvre, une avance mal réglée ou une charge prolongée la font grimper, au risque d'endommager le turbo, les soupapes ou le catalyseur. C'est un garde-fou essentiel lors du développement d'une cartographie, en particulier sur les diesels et les essences turbo optimisés.

Qu'est-ce que le couple moteur (Nm) ?

Le couple, exprimé en newtons-mètres (Nm), est la force de rotation que le moteur applique sur le vilebrequin : c'est lui qui pousse réellement le véhicule quand vous accélérez. Un couple élevé disponible tôt dans les tours donne des reprises franches et un moteur souple, sans obligation de rétrograder. Au quotidien, on ressent davantage un gain de couple à bas régime qu'un gain de puissance maximale, et c'est précisément ce que travaille en priorité une bonne reprogrammation.

Qu'est-ce que la puissance moteur (ch) ?

La puissance, exprimée en chevaux (ch) ou en kilowatts (kW), mesure le travail que le moteur fournit par unité de temps : mathématiquement, c'est le couple multiplié par le régime de rotation. Elle conditionne les performances à haut régime et la vitesse de pointe, mais le chiffre maximal n'est atteint que sur une plage de tours étroite. Une courbe de puissance pleine et large compte plus, à l'usage, qu'un pic flatteur : deux moteurs de même puissance maximale peuvent se conduire très différemment.

Qu'est-ce qu'un turbocompresseur ?

Le turbocompresseur utilise l'énergie des gaz d'échappement pour faire tourner une turbine qui, par un axe commun, entraîne un compresseur gavant le moteur en air. Plus d'air admis permet de brûler plus de carburant, donc de produire plus de couple et de puissance à cylindrée égale. C'est la présence d'un turbo qui explique les gains importants d'une reprogrammation : en ajustant la pression de suralimentation par logiciel, on exploite une marge que les moteurs atmosphériques n'ont pas.

Qu'est-ce qu'une wastegate ?

La wastegate est la soupape de décharge du turbo : elle dévie une partie des gaz d'échappement pour qu'ils contournent la turbine, ce qui limite la vitesse de rotation du turbo et donc la pression de suralimentation. Elle peut être interne, intégrée au carter de turbine, ou externe sur les préparations poussées, et son pilotage pneumatique ou électrique est commandé par le calculateur. C'est l'un des leviers ajustés lors d'une reprogrammation pour redéfinir la courbe de pression, dans les limites mécaniques du turbo.

Qu'est-ce qu'un turbo à géométrie variable ?

Un turbo à géométrie variable (TGV, ou VNT) possède des ailettes mobiles autour de sa turbine, qui modifient l'angle d'attaque des gaz d'échappement selon le régime. Ailettes fermées à bas régime, il réagit vite et réduit le temps de réponse ; ouvertes à haut régime, il évite l'emballement. Très répandu sur les diesels, il se pilote finement par le calculateur, ce qui en fait un levier privilégié de la reprogrammation ; son point faible connu reste l'encrassement des ailettes par la calamine.

Qu'est-ce que la pression de suralimentation ?

La pression de suralimentation, ou pression de turbo, est la surpression d'air créée par le turbo dans l'admission, exprimée en bar au-dessus de la pression atmosphérique. Plus elle est élevée, plus le moteur admet d'air et peut produire de couple, dans la limite de ce que la mécanique et les températures acceptent. Une reprogrammation en ajuste la consigne et la régulation ; l'augmenter sans discernement au-delà des tolérances du turbo et du moteur est exactement ce que fait de pire un fichier générique agressif.

Qu'est-ce qu'un intercooler ?

L'intercooler est l'échangeur qui refroidit l'air comprimé par le turbo avant son entrée dans le moteur : la compression échauffe l'air, or l'air chaud est moins dense et favorise le cliquetis. En abaissant la température d'admission, l'intercooler augmente la masse d'air réellement admise et sécurise la combustion. Un intercooler plus performant est l'un des prérequis classiques du Stage 2, pour conserver des températures saines quand la pression de suralimentation augmente.

Qu'est-ce qu'un downpipe ?

Le downpipe est le tube d'échappement situé immédiatement en sortie de turbo : première section de la ligne, c'est aussi la plus restrictive. Un downpipe de plus gros diamètre améliore l'évacuation des gaz, la réactivité du turbo et le potentiel de puissance, ce qui en fait une pièce emblématique du Stage 2. Attention au cadre légal : un downpipe qui supprime ou dégrade le catalyseur n'est pas homologué et relève d'un usage circuit ; pour rouler sur route ouverte, seul un downpipe conservant un catalyseur homologué peut prétendre à la conformité.

Qu'est-ce qu'un décatalyseur (décata) ?

Un décatalyseur, ou décata, est un tube qui remplace le catalyseur par un passage libre afin de réduire la contre-pression d'échappement. Disons-le sans détour : supprimer un organe de dépollution est interdit pour un véhicule circulant sur route ouverte — c'est un refus au contrôle technique et une infraction passible d'amende, en plus d'un impact bien réel sur les émissions. Le décata relève exclusivement de l'usage circuit, sur une machine dédiée ou transportée ; pour la route, le catalyseur reste en place, sans exception.

Qu'est-ce que le FAP (filtre à particules) ?

Le FAP est le filtre qui piège les particules fines émises par le moteur : généralisé sur les diesels avec la norme Euro 5 (2011), il équipe aussi la plupart des essences à injection directe récentes sous le nom de GPF ou OPF. Les suies s'y accumulent, puis sont brûlées lors des régénérations pilotées par le calculateur. Un FAP colmaté se traite par diagnostic, régénération forcée ou nettoyage ; sa suppression est interdite pour un véhicule destiné à la route, détectée au contrôle technique et lourdement sanctionnée.

Qu'est-ce que la régénération du FAP ?

La régénération est le cycle pendant lequel le calculateur brûle les suies accumulées dans le filtre à particules, en élevant la température d'échappement au-delà d'environ 550 °C, notamment par post-injection de carburant. Elle se déclenche automatiquement en roulant, mais exige un trajet suffisamment long et soutenu pour aller à son terme : les petits trajets urbains répétés l'interrompent, ce qui colmate progressivement le FAP. Un atelier peut lancer une régénération forcée à la valise quand le filtre est trop chargé pour se régénérer seul.

Qu'est-ce que la vanne EGR ?

La vanne EGR (Exhaust Gas Recirculation) réinjecte une partie des gaz d'échappement dans l'admission pour abaisser la température de combustion et réduire les émissions d'oxydes d'azote (NOx). Son défaut connu : les gaz recirculés, chargés de suies, encrassent la vanne et l'admission — surtout en usage urbain —, provoquant à-coups, pertes de puissance et voyants moteur. Elle se nettoie ou se remplace ; sa désactivation logicielle est interdite pour un véhicule destiné à la route.

Qu'est-ce que l'AdBlue et le système SCR ?

L'AdBlue est une solution d'urée injectée dans l'échappement des diesels récents : dans le catalyseur SCR (réduction catalytique sélective), elle transforme les oxydes d'azote (NOx) en azote et en vapeur d'eau, inoffensifs. Le système comprend un réservoir dédié, un injecteur d'urée et des capteurs NOx, et le véhicule refuse réglementairement de redémarrer si le réservoir d'AdBlue est vide. Les pannes SCR se diagnostiquent et se réparent ; la suppression logicielle du système est interdite pour un usage routier.

NOx (oxydes d'azote) : définition

Les NOx sont les oxydes d'azote produits lorsque la combustion atteint de très hautes températures, particulièrement sur les diesels et les moteurs fonctionnant en mélange pauvre. Nocifs pour les voies respiratoires et précurseurs de la pollution urbaine, ils sont sévèrement plafonnés par les normes Euro successives. C'est pour les réduire qu'existent la vanne EGR et le système SCR à l'AdBlue : l'essentiel de la dépollution moderne des diesels vise d'abord les NOx.

Qu'est-ce qu'un injecteur ?

L'injecteur est l'électrovanne de précision qui pulvérise le carburant, dans le collecteur d'admission (injection indirecte) ou directement dans la chambre de combustion (injection directe), sur ordre du calculateur. Ses temps d'ouverture, commandés à la milliseconde près, déterminent la quantité exacte de carburant délivrée à chaque cycle. Son débit maximal est une limite physique dont toute préparation doit tenir compte : un moteur reprogrammé ou converti à l'E85 ne doit jamais demander plus que ce que les injecteurs peuvent fournir avec une marge de sécurité.

Qu'est-ce que le rail haute pression (common rail) ?

Le rail est la rampe commune qui stocke le carburant sous très haute pression avant de le distribuer aux injecteurs : jusqu'à 2 000 bars et plus sur un diesel common rail, de l'ordre de 200 à 350 bars sur une essence à injection directe. Cette pression élevée permet une pulvérisation très fine et plusieurs injections par cycle, pilotées par le calculateur. La pression de rail fait partie des paramètres ajustés en reprogrammation, dans les limites de la pompe haute pression et des injecteurs.

Qu'est-ce qu'un débitmètre d'air (MAF) ?

Le débitmètre, ou capteur MAF (Mass Air Flow), mesure la masse d'air qui entre dans le moteur, le plus souvent grâce à un film chaud placé dans le conduit d'admission. Cette mesure permet au calculateur de doser précisément le carburant pour tenir la richesse visée. Un débitmètre encrassé ou défaillant fausse tout le dosage — pertes de puissance, à-coups, surconsommation — et ses valeurs font partie des relevés systématiques lors d'un datalogging.

Qu'est-ce que le capteur PMH ?

Le capteur PMH (point mort haut) lit le défilement des dents d'une cible fixée au vilebrequin pour indiquer au calculateur la position exacte des pistons et le régime moteur en temps réel. C'est la référence de base sans laquelle ni l'allumage ni l'injection ne peuvent être synchronisés : sa défaillance provoque typiquement calages et démarrages impossibles. Le point mort haut lui-même désigne la position où le piston atteint le sommet de sa course, référence à partir de laquelle se règle l'avance à l'allumage.

Qu'est-ce que le FlexFuel ?

Un véhicule FlexFuel accepte indifféremment l'essence sans plomb, le superéthanol E85 ou n'importe quel mélange des deux dans le même réservoir. Le calculateur détecte la proportion d'éthanol — via un capteur dédié sur les FlexFuel d'origine, ou par auto-adaptation grâce à la sonde lambda après une conversion — et ajuste l'injection en conséquence. Une conversion FlexFuel par reprogrammation recalibre l'injection, l'allumage et le démarrage à froid, sans boîtier ajouté, et reste réversible dès lors que le fichier d'origine a été sauvegardé.

Qu'est-ce que le superéthanol E85 ?

L'E85 est un carburant composé de 65 à 85 % d'éthanol d'origine agricole, complété d'essence, avec une formulation plus riche en essence l'hiver pour faciliter les démarrages à froid. Son indice d'octane d'environ 104 dépasse celui des sans-plomb, mais sa densité énergétique plus faible entraîne une surconsommation de l'ordre de 20 à 25 %. Il est réservé aux moteurs essence compatibles ou convertis — jamais aux diesels — et brûle plus proprement que l'essence, notamment en particules.

E85+ (éthanol orienté performance) : définition

On parle d'E85+ ou de conversion E85 performance lorsque la cartographie développée pour le superéthanol exploite son indice d'octane d'environ 104 au lieu de viser la seule économie : l'excellente résistance à la détonation de l'éthanol autorise plus d'avance à l'allumage et, sur un moteur turbo, des réglages plus favorables. Concrètement, cela revient souvent à combiner conversion FlexFuel et Stage 1 dans une même cartographie cohérente, développée d'un bloc. La surconsommation propre à l'E85 demeure : le gain porte sur le couple et l'agrément, pas sur la consommation au litre.

Qu'est-ce qu'une boîte DSG (double embrayage) ?

Une boîte à double embrayage — DSG chez Volkswagen, avec des équivalents comme EDC, PDK ou S tronic ailleurs — utilise deux embrayages : l'un gère les rapports pairs, l'autre les impairs, le rapport suivant étant pré-engagé pour un passage quasi instantané, sans rupture de couple. Elle possède son propre calculateur (TCU), qui peut être reprogrammé indépendamment du moteur : vitesse de passage, gestion du couple transmis, limiteur, launch control. Après un gain de couple important au moteur, adapter la cartographie de boîte permet de rester dans les tolérances de la transmission.

Qu'est-ce que la boîte ZF8 et son convertisseur de couple ?

La ZF 8HP est une boîte automatique à 8 rapports et convertisseur de couple, produite par l'équipementier ZF et montée sur d'innombrables BMW, Audi, Jaguar, Land Rover ou Alfa Romeo. Le convertisseur est un coupleur hydraulique qui remplace l'embrayage : il multiplie le couple au démarrage, puis se verrouille pour établir une liaison directe et supprimer le glissement. Réputée robuste et douce, la ZF8 se reprogramme elle aussi : verrouillage plus franc, passages accélérés, couple admissible et lois de passage adaptés à un moteur optimisé.

Qu'est-ce que le launch control ?

Le launch control est une fonction d'aide au départ arrêté : pied sur le frein et accélérateur enfoncé, le calculateur maintient le moteur à un régime optimal prédéfini, puis gère l'embrayage et la motricité au lâcher du frein pour un départ le plus efficace possible. Présent d'origine sur beaucoup de sportives, il peut parfois être activé ou recalibré par reprogrammation sur les véhicules dont l'électronique le permet. Les départs arrêtés répétés sollicitent durement l'embrayage et la transmission : c'est une fonction à utiliser avec discernement, de préférence sur circuit.

Pops & bangs : définition

Les pops & bangs sont des détonations volontairement provoquées dans l'échappement au lever de pied, en modifiant l'injection et l'allumage à la décélération pour que du carburant brûle tardivement dans la ligne. C'est un réglage purement sonore, qui n'apporte aucun gain de performance et augmente les contraintes thermiques sur l'échappement, turbo et catalyseur compris. Sur route, le cadre légal est clair : bruit excessif et émissions dégradées exposent à une contravention et à une contre-visite au contrôle technique — c'est un réglage à réserver au circuit.

Qu'est-ce que le rupteur (limiteur de régime) ?

Le rupteur, ou limiteur de régime, est la protection logicielle qui empêche le moteur de dépasser le régime maximal fixé par le constructeur, en coupant l'injection ou l'allumage au seuil défini. Il protège la mécanique — soupapes, pistons, bielles — dont les contraintes croissent très vite avec les tours. Une reprogrammation peut le relever légèrement quand la mécanique le permet, mais un rupteur n'est jamais un obstacle à contourner : c'est un garde-fou. À ne pas confondre avec le limiteur de vitesse, qui plafonne la vitesse du véhicule et non le régime moteur.

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